Que sont les Thérapies Brèves ?
Ni une école de pensée, ni une secte dans laquelle on est persuadé de détenir la Vérité !… Non
Une bonne image en est : c'est une caisse à outils dans laquelle se trouvent les techniques thérapeutiques qui ont fait la preuve de leur rapide efficacité. Cette caisse à outils est toujours susceptible d'intégrer de nouveaux moyens, façons de faire, méthodes, à la condition que ceux-ci fassent cette même preuve !
Les thérapies brèves, ce sont des techniques.
Celles-ci viennent de la PNL (Programmation Neuro-Linguistique), de l'Hypnose Ericksonienne, de l'IAO (Imagination Active Orientée), des ÉNOCs (États Non Ordinaires de Conscience).
Elles activent le potentiel d'apprentissage de nouvelles façons de vivre et d'être qui est inhérent à chaque humain. Car en dernière analyse, une thérapie réussie est bien la mise en place de nouveaux et plus positifs comportements et manières d'agir et de réagir au service de la réussite de la vie et des contacts humains.
Les outils des thérapies brèves sont puissants et rapides pour traiter tout ce qui relève des limitations dans lesquelles l'être humain peut se sentir engoncé :
- Timidité
- Phobies
- Angoisses
- Stress
- Mollesse
- Manque d'élan
- Inhibitions
- Manque de confiance en soi
- Difficultés à communiquer
- Frigidité
- Impuissance
- Éjaculation précoce
- Manque de mémoire
- Tabagisme
- Déprime
- Etc...
Les thérapies brèves sont opposées à la thérapie longue, la psychanalyse. Il y a d'essentielles différences entre la psychanalyse et les thérapies brèves — et pas seulement la longueur de temps qu'elles prennent.
Dans les thérapies brèves, les changements sont rapides et sont stables. On n'y rencontre pas de "déplacement du symptôme" : lorsqu'une façon plus saine d'aborder la vie est mise en place par la thérapie, cela entraîne la plupart du temps des améliorations "en chaîne" vers des domaines qui ne faisaient pas partie de la demande initiale de la personne.
Différences entre les thérapies brèves et la psychanalyse
Les thérapies brèves sont issues d'un contre-courant à la psychanalyse. Voici pourquoi :
La psychanalyse était encore, dans les années 1960-1970, la thérapie majeure aux États-Unis. Tout Américain riche avait son analyste (quasiment à vie !), et ce d'autant plus que les caisses-maladies remboursaient toutes les consultations. Il faut se souvenir que, la sécurité sociale n'existant pas aux USA, les affiliés aux caisses-maladies y cotisaient de façon volontaire.
Lorsque ces organismes eurent constaté que le remboursement des séances de psychanalyse leur coûtait trop cher, elles décidèrent de limiter le remboursement seulement à un nombre déterminé de séances.
Parallèlement, des travailleurs sociaux présents dans les quartiers défavorisés étaient confrontés à de lourds problèmes psychologiques chez nombre de personnes de ces quartiers. Ici, pas de séances de psychanalyse nombreuses et onéreuses et pas de caisses-maladies ! Ces travailleurs sociaux ont dû se demander : "Comment aider ces gens à aller mieux, et cela sans recourir à des traitements prolongés et hors de prix".
En fait, aussi bien pour les caisses-maladies que pour les personnes à moyens financiers réduits, la question est devenue alors : "Comment faire pour qu'une psychothérapie soit vite efficace et crée les changements souhaitables ?"
Lorsqu'on se pose les bonnes questions, il y a de fortes chances pour que de bonnes réponses surgissent. Car, indépendamment de l'argent, il y a aussi le problème du temps de bonne vie : comment faire pour être rapidement bien dans son corps et dans sa tête et ne pas perdre des années (dix ans de thérapie, voilà une idée acceptable pour le psychanalyste) à se soigner ?
Dix ans ! C'est là une sacrée tranche de vie, à "mijoter" dans des problèmes, dans une souffrance…
Voici donc les grandes différences entre thérapies brèves et psychanalyse.
1) Les unes sont brèves :
De 32 à 52 séances selon les objectifs à atteindre par le travail thérapeutique ; très exceptionnellement, pour les cas très lourds, jusqu'à 3 ans. Beaucoup de problèmes peuvent être solutionnés lors d'une thérapie individuelle de 4 jours. La psychanalyse est longue : 5 ans, 10 ans, voire davantage — et parfois à raison de 2 ou 3 séances par semaine !
2) La "philosophie" des thérapies longues et brèves est différente.
Il y a un évident distinguo entre les questions qui fondent la psychanalyse et celles qui fondent les thérapies brèves :
a) La psychanalyse raisonne en termes de problèmes, les garde en permanence présents pendant le travail en cherchant à répondre à la question "Pourquoi l'être a-t-il ces difficultés ?" (et quand il saura pourquoi, il est supposé aller mieux). Malheureusement pour cette approche, on se rend compte tous les jours que le fait de savoir "pourquoi" ne résout pas les problèmes. Des preuves de cela ? Elles abondent. Un adulte qui a été un enfant maltraité sait pourquoi il a des problèmes. Une femme violée sait pourquoi elle appréhende le contact sexuel. Pour un soldat qui revient de guerre avec des troubles psychologiques, la cause en est connue : les horreurs vues et faites explicitent bien la problématique… Certes, ces exemples sont extrêmes. Mais ils illustrent bien ce que la psychanalyse a choisi d'omettre : c'est que, dans la plupart des cas, le fait de connaître la cause des difficultés ne les résout pas. Freud, du reste, le savait parfaitement puisqu'il a dit :
"Le but du thérapeute ne doit pas être écarté, mais il n'est pas le but principal ni même le but essentiel de la psychanalyse."
Freud a même écrit à un de ses disciples, E. Weiss, le 11 février 1922 :
"Pensons que, malheureusement, seuls peu de malades sont dignes des efforts que nous leur consacrons, si bien que notre position ne doit pas être thérapeutique, mais que nous devons nous estimer heureux dans chaque cas d'avoir appris quelque chose."
Ceci dit, il est rare que celui qui est en psychanalyse et qui est en demande de thérapie sache clairement que celle-ci ne vise pas à le soigner ni à diminuer ses difficultés psychologiques !..
b) Dans les thérapies brèves, on raisonne en terme de solutions et on se demande comment faire pour que les changements recherchés se produisent vite, bien et efficacement — et quand le changement est acquis, peu importe que l'on connaisse le "pourquoi" des problèmes limitateurs. Tout le travail est donc axé sur les moyens de créer les changements souhaités. Par ailleurs, les thérapies brèves sont et se veulent des psychothérapies, c'est-à-dire qu'elles n'ont de sens et d'objet que dans la guérison de la personne humaine.
3) La psychanalyse est non-directive ; les thérapies brèves sont directives :
Directif ne veut nullement dire que le client est commandé par le psychothérapeute. Voici une métaphore : imaginez que vous désiriez vous créer un magnifique tableau de marqueterie. Vous avez une idée du résultat final, mais ne savez pas comment faire pour y parvenir. Alors, vous allez chez un menuisier et vous lui demandez comment faire. Et imaginez maintenant qu'il y a deux sortes de menuisiers :
a) Le premier vous met les outils en main et vous dit "Ok, allez-y. Et le moment venu, nous jugerons de votre œuvre." Celui-ci est non-directif (comme le psychanalyste pur et dur, qui reste neutre et vous laisse vous exprimer, ou rester silencieux, pendant la demi-heure des séances avec lui — sa méthode étant de vous laisser découvrir les causes par vous-même).
b) le deuxième vous met les outils dans les mains et vous dit : "Mettez de préférence vos mains ainsi pour ajuster ; et tenez ceci de cette manière pour préserver vos doigts." Celui-ci est directif, il vous guide, vous propose des façons de faire, des instruments, des méthodes... (comme le thérapeute dans les thérapies brèves qui vous aide à utiliser les outils thérapeutiques dont il dispose au service de votre évolution vers le bien-être — sa méthode étant de vous proposer les moyens et de vous guider à les utiliser).
À votre avis, avec lequel de ces deux menuisiers réaliserez-vous le plus beau tableau ? Et le plus rapidement ? Et sans coups sur les doigts ?
En fait, dans cette notion de directivité dans le respect de la personne (le mot "guidance" conviendrait mieux) est impliquée l'idée d'une collaboration étroite entre le thérapeute et son patient.
On est plus efficace à deux pour résoudre les problèmes : l'union faisant la force, comme toujours. Thérapeute et patient travaillent donc ensemble, comme deux personnes se prenant sous le bras l'un l'autre.
Et se mettent en route pour l'objectif qui est défini au préalable par le patient : l'élimination de ce qui le limite et le fait souffrir, accès à de nouvelles ressources, à de nouveaux comportements, plus riches et plus épanouissants.
C'est donc cela, la directivité dans les thérapies brèves : cela signe le travail fait en commun par le thérapeute et son patient.
4) La définition des objectifs de la thérapie :
a) Dans la psychanalyse se sont les problèmes qui sont pointés. L'objectif reste vague : se sentir mieux. Le nombre de séances ou de temps nécessaire à cela reste tout aussi vague.
b) Dans les thérapies brèves, le patient définit clairement à la fois les difficultés dont il veut sortir et les objectifs qu'il vise :
cela permet au thérapeute de préciser d'emblée le nombre de séances nécessaires à cela
cela amène le thérapeute à mettre au point une stratégie pour parvenir aux résultats visés
de plus, cela donne les moyens de vérifier l'efficacité du travail : vers environ la moitié des séances prévues, un contrôle permet de mesurer le chemin parcouru entre le premier jour de la thérapie et le moment de la vérification des résultats — en termes de rapprochement des objectifs visés par le patient.
5) Dans les thérapies brèves, le thérapeute et le patient sont tout deux impatients de parvenir au but visé à travers le travail thérapeutique
Pour conclure, disons encore que la psychanalyse est une école de pensée qui pense détenir les clés et les concepts ultimes sur la psyché humaine et donc est réticente à en accepter de nouveaux.
Elle théorise, intellectualise beaucoup, mais en circuit fermé. Les thérapies brèves restent ouvertent à tout moyen thérapeutique qui "marche", vite et bien, d'où que cela survienne : seule l'efficacité compte et est critère d'acceptation.
Elles théorisent peu, visent la pratique et les résultats concrets et leurs discours se veut accessible à chacun. Ajoutons encore que, aux États-Unis, son ancien grand fief, les conceptions issues de la psychanalyse ont été rejetées comme non prouvées et "non scientifiques".
La France reste à ce jour le seul pays qui garde encore un certain "culte" de la psychanalyse. Cela est toutefois en train de changer : devant les résultats des autres thérapies, le pragmatisme reprend progressivement ses droits.




